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Mon imagination

 
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Bruniblondi
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Inscrit le: 24 Mar 2012
Messages: 183

MessagePosté le: Lun 3 Sep - 22:05 (2012)
Sujet du message: Mon imagination
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Les contes commencent toujours par « il était une fois » mais cette histoire n’est pas un conte. Pas au sens où on l’entend habituellement. Cette histoire est celle d’une femme. On pourrait presque dire, que c’est l’histoire de sa vie mais c’est encore bien plus que ça. 
  
Commençons maintenant… 
  
Pardon? Qui est cette femme? 
  
Question à laquelle cette histoire va répondre. Mais si je devais répondre en seulement quelques mots, je dirais qu’elle est l’espoir, le dernier bastion, le rempart ou le dernier recours.  
  
Contre quoi ? 
  
Vous allez bientôt le découvrir… 
  
  
Venez, suivez-moi dans son monde… 
  
Mais je dois vous prévenir qu’ensuite vous ne serez plus jamais le même… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Prologue
 
 
Si vous lui demandiez quand tout cela avait commencé, elle ne vous parlerait pas de sa naissance ou de l’histoire de sa vie. Elle ne se souvient ni de l’un ni de l’autre. Le premier évènement marquant dont elle se souvenait n’était pas si éloigné dans le temps. Elle se souvenait d’une chute, très longue et angoissante chute dans le noir complet. Pas le moindre souffle de vent, pas la moindre lumière pendant cette chute qui lui avait semblé durer des heures. Elle avait atterrit droite comme « i » sans vraiment savoir comment et surtout sans se faire mal. Ce qui lui semblait totalement impossible. Regardant autour d’elle, elle avait découvert un environnement entièrement rempli de lumière blanche, sans rien d’autre. Aucun mur ne coupait l’horizon, aucun plafond n’empêchait la vue monotone de tout ce blanc. Quoique ce soit difficile à dire, puisqu’elle ne voyait rien d’autre que ce blanc qui commençait vraiment à lui faire peur. Comment un tel endroit pouvait il exister ? Elle fit plusieurs tours sur elle-même pour être sûre de ne rien avoir manqué. Mais elle dut se rendre à l’évidence. Elle était complétement seule dans ce lieu étrange. Les heures s’écoulèrent et rapidement, elle eut l’impression de devenir folle. Elle entendit soudain un bruit. Quelqu’un… sifflait ? C’était impossible, elle était seule, complétement seule. N’est-ce pas ? Elle déglutit avec difficulté. Elle n’avait que 2 options. Ou bien elle était seule, auquel cas elle devenait vraiment folle. Ou bien, quelqu’un venait vraiment dans son dos, auquel cas, elle avait du souci à se faire. Bien sûr, cela pouvait être une personne pleine de bonnes intentions, mais pour elle ne savais quelles raisons, elle se persuada –avec beaucoup de talent d’ailleurs- que cette personne pouvait très bien lui faire du mal. Et dans ce lieu désertique qui pourrait l’en empêcher ? Avec appréhension, elle se retourna lentement.
Un point. Il y avait au loin, un point qui… sifflait. Et le point siffleur grossissait rapidement, révélant la silhouette d’un homme. Elle se crispa. Quelque chose dans la démarche de l’homme lui disait qu’il était dangereux. Il avait conscience de l’aura qu’il dégageait et sans moquait. Elle jeta des regards frénétiques autour pour chercher une arme, un morceau de bois, n’importe quoi qui lui permette de se défendre, sachant pourtant qu’il n’y avait rien. Elle recula affolée, mais soudain l’homme fut devant elle. Il devait faire dans les 1m80 au bas mot et semblait dans une forme olympique. Le genre d’homme qu’on n’aimerait pas rencontrer dans une ruelle sombre, malgré ses longs cheveux blancs et sa belle barbe de père noël. Elle fronça les sourcils. Les cheveux blancs suggéraient un certain âge et pourtant, il n’avait aucune ride, pas même celles dites d’expressions, ce qui lui parut étrange puisque ses yeux brillaient de malice. On lui donnait entre 35 et 70 ans. Mais une question plus important que l’âge de cet homme hurlait dans sa tête : Comment avait il fait pour parcourir la distance qui les séparait aussi rapidement ? Elle recula encore et ses genoux buttèrent sur une surface dure, la faisant basculer en arrière. Elle se retrouva assise sur un élégant sofa qui n’était pas là quelques secondes plus tôt. C’était donc officiel, elle était folle. L’homme éclata de rire et elle l’observa avec attention et curiosité. Après tout, elle était folle, elle hallucinait et donc elle ne risquait rien. Même si elle n’était pas très à l’aise. Regardant autour d’elle, elle constat qu’en plus du confortable sofa, était apparue des fauteuils assortis ainsi qu’une table basse sur laquelle se trouvait un service à thé en porcelaine. Elle fronça encore plus les sourcils. Avait-elle vraiment pu louper tout ça lors de son inspection ? C’était plus qu’improbable. Mas alors d’où est ce que ça sortait ? De son imagination délirante ? Certainement, puisqu’elle était folle. L’homme pencha la tête sur le côté pour l’observer, tel un scientifique devant une nouvelle espèce d’un animal dont il ne sait que faire. Sans savoir pourquoi, elle lui montra les dents et se retint de justesse de lui grogner après. Elle referma la bouche, interloquée. Cette attitude ne lui ressemblait absolument pas, elle en était certaine. Enfin presque certaine. Sa mémoire lui semblait vide, un peu comme cette endroit au moment où elle était arrivée. Bah ça reviendrait quand elle sortirait de son hallucination.
          - Tu n’es pas folle, lui dit l’homme.
Elle fronça les sourcils. Bizarrement elle le crut. Bon elle n’était pas folle. Ce qui voudrait dire que tout ceci était réel. Elle secoua la tête. Non elle se refusait à croire que tout ça pouvait vraiment se passer. Un rêve ! L’idée lui traversa l’esprit à la vitesse d’une météorite. La voilà l’explication. Elle soupira de soulagement. Finalement, son esprit se portait très bien, si ce n’était le rêve bizarre qu’il lui faisait vivre. Mais c’était tout de même plus confortable que la folie. Pour confirmer sa théorie, elle se pinça violemment… Et poussa un cri perçant en se frottant le bras. Cela faisait un mal de chien. L’homme éclata de rire. Il devait se douter de la raison de son geste, ce qui n’était pas compliqué à comprendre. Mais il n’était pas obligé de se moquer. Il prit place dans l’un des fauteuils et se servit tranquillement une tasse de thé. Il lui tendit la théière pour lui en proposer. Elle refusa d’un geste de la tête. Se mordillant l’ongle du pouce, elle se posait des questions. Si ce n’était pas un rêve, ni de la folie, alors qu’est-ce que c’était ? Quoique, seul cet homme, qu’elle ne connaissait pas, lui affirmait qu’elle n’était pas folle. Quelle preuve avait-elle après tout ? Aucune. La folie était donc encore une possibilité.
          - Je t’ai déjà dit que tu n’étais pas folle.
Elle le regarda avec suspicion.
          - Je ne vous connais pas, pourquoi devrais-je vous croire ? lui demanda-t-elle avec hargne.
Elle se demanda aussitôt si c’était une bonne idée de lui parler comme ça. Après tout elle était seule avec lui dans un endroit qu’elle ne connaissait pas et dont elle ignorait la localisation. Mais elle avait le sentiment que même si elle s’était trouvé dans un stade qu’elle connaissait, entourée de centaines de personnes, il aurait pu faire tout ce qu’il voulait, personne n’aurait cherché à l’arrêter. Elle frissonna.
          - Parce que moi je te connais, lui répondit-il tranquillement en buvant une gorgée de thé.
          - Et comment pourriez-vous me connaitre ?
C’était plus fort qu’elle. Il fallait qu’elle lui parle.
          - Je te connais depuis longtemps, depuis le premier de tes jours.
Ce n’était pas du tout ce qu’elle lui avait demandé et elle avait le sentiment qu’il le savait parfaitement.
          - Où est-ce que je suis et qu’est-ce que je fais ici?
L’homme prit le temps de poser sa tasse sur la table, de se resservir et de se réinstaller dans son fauteuil avant de lui répondre… Par une question.
          - Comment te nomme-t-on ?
Elle fronça les sourcils, déroutée. Quel drôle de manière de demander son nom à quelqu’un.  Mais cela voulait dire également qu’il lui avait menti.
          - Je croyais que vous me connaissiez, lança t’elle sarcastique ; Que vous me connaissiez depuis le premier de mes jours.
Il soupira.
          - Je vois que tu n’as pas changé, toujours incapable de répondre à une simple question. Est-ce donc si difficile? Demanda-t-il avec curiosité, comme si c’était vraiment si important.
          - Je… eh bien…Je suppose… que non…
Elle se découvrit incapable de donner simplement son nom. Ça aurait dû être un automatisme. Après tout ce n’était pas comme si c’était quelque chose qu’elle pouvait ignorer. Elle s'en servait tous les jours tout de même. L’angoisse l’envahit. Pourquoi ne pouvait-elle pas se souvenir de son nom ?
          - Que m’avez-vous fait ? demanda-t-elle avec colère.
De son point de vu, la colère valait mieux que la peur. L’homme la regarda avec dans les yeux quelque chose qu’elle ne parvint pas à identifier, mais qui l’a mis mal à l’aise.
          - Répondez-moi !!! lui hurla-t-elle, le visage à quelques centimètres du sien.
Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle s’était levée et penchée par-dessus la table basse.
          - Assieds-toi et je répondrais à toutes tes questions, promit-il.
Elle se redressa lentement, les yeux dans les yeux. Tout aussi lentement, elle se rassit et attendit. Au bout de quelques instants, il donna des signes d’impatience.
          - Tu n’as donc plus de questions ?
          - J’ai déjà posé mes questions, maintenant j’attends les réponses, expliqua t’elle froidement.
Il soupira.
          - Le lieu dans lequel nous nous trouvons, n’a pas vraiment de nom. Il n’en a pas besoin. Seuls ceux qui doivent y venir, peuvent y accéder. Certains l’appellent le lieu blanc.
          - Je me demande bien pourquoi, ironisa-t-elle.
Il soupira, exaspéré.
          - Je ne t’ai rien fait.
Elle plissa les yeux. Passant elle aussi au tutoiement, elle rétorqua.
          - Là, tu viens de mentir.
Il la regarde, surpris.
          - Déjà, vraiment ? murmura-t-il. J’aurais dû le savoir, mais je pensais…
Il ne termina pas sa phrase et la regarda fixement avant de poursuivre.
          - Il est vrai que j’ai bien fait quelque chose mais je ne peux rien révéler pour l’instant.
Il leva la main dans sa direction.
          - Et avant que tu ne me saute à la gorge, sache que rien de ce que tu pourrais dire ou faire ne me fera changer d’avis. C’est ainsi et pas autrement et tu devras faire avec.
Elle le regarda bouche bée.
          - Et pour finir, reprit-il, tu es ici parce que nous avons besoin d’aide. Et tu es la seule qui puisse nous aider.
          - Trouve-toi quelqu’un d’autre, répondit-elle lapidairement.
          - As-tu écouté ce que je viens de te dire ? Tu es la seule à pouvoir nous aider.
          - Rien à foutre.
          - Écoutes au moins ce que j’ai à te dire.
Bizarrement, ça avait l’air d’une supplique mais elle ne fut pas dupe. C’était plus un ordre qu’autre chose. Elle prit le temps de réfléchir. Si c’était un rêve, elle allait certainement se réveiller rapidement et quand ce serait fait, elle en rirait. Si elle devenait folle ou l’était déjà complétement, elle ne risquait rien à l’écouter. Elle fit un geste de la main lui signifiant de poursuivre.
          - Tu es la personne idéale par rapport à la situation parce que…
Il hésita.
          - Parce que ? L’invita-t-elle à poursuivre.
          - Tu l’as fait pendant longtemps. Nous avons vraiment besoin de toi. Sans toi…
La menace sous-jacente était parfaitement audible, mais elle comprit immédiatement qu’elle n’était pas dirigée contre elle. Elle savait, sans savoir comment, que c’était lui qui était directement menacer. Cela la fit sourire.
          - Et quelle est donc cette terrible menace ? demanda t’elle, moqueuse.
En entendant sa réponse, elle se qu’elle n’était peut-être pas folle après tout. Mais lui c’était une autre histoire.
 


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MessagePosté le: Lun 3 Sep - 22:05 (2012)
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